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Amont et aval

L’amont et l’aval, c’est la règle de traçabilité de base de la plupart des réglementations alimentaires. Vous devez pouvoir dire, pour tout ce que vous manipulez, de qui vous l’avez reçu et à qui vous l’avez transmis. Un pas en amont, un pas en aval. On ne vous demande pas de remonter une tomate jusqu’à son champ, seulement de nommer votre fournisseur direct et votre client direct, et de le faire vite.

“Vite” est la partie qui décide si vos fiches suffisent. Les autorités attendent en général une réponse en heures, pas en jours.

  • À l’entrée. Ce qui est arrivé, en quelle quantité, quand, de qui, sous quel code de lot de leur côté.
  • À la sortie. Ce qui est parti, en quelle quantité, quand, vers qui, sous quel code de lot du vôtre.
  • Le lien entre les deux. Quels lots entrants sont partis dans quels lots sortants.

Les deux premiers points sont la moitié facile: bons de livraison et factures existent déjà. Le troisième est là où les systèmes papier lâchent, parce que le lien se fait à l’atelier et s’écrit plus tard, quand il s’écrit.

Une livraison arrive et part dans un lot avec trois autres. Ce lot remplit 240 pots, qui s’en vont sur six semaines dans onze commandes. Reconstituer quels pots portent cette livraison veut dire lire ensemble un journal de production, une feuille de stock et une liasse de factures, en espérant que personne ne s’est trompé de date.

Enregistrer le lien au moment où il se fait transforme cette reconstitution en une simple recherche.

Tirer du stock pour une fabrication enregistre les lots fournisseurs exacts qui ont été pris. La terminer inscrit la production sous votre propre code de lot. Expédier une commande client tire sur un lot précis de stock fini.

On obtient une chaîne de fiches plutôt qu’une chaîne de déductions, et tracer un lot la parcourt dans les deux sens: d’une livraison jusqu’à chaque pot qu’elle a touché, ou d’un pot jusqu’au fournisseur d’où il vient.

Certaines réglementations demandent plus que la base. Aux États-Unis, certains aliments portent des obligations supplémentaires au titre de la FSMA, et en Europe la cosmétique réclame un dossier information produit plutôt qu’une traçabilité au sens strict. Les fiches sous-jacentes sont les mêmes; ce qui change, c’est ce qu’il faut remettre et en combien de temps.

La version commerciale est sur la page traçabilité.