L'inventaire physique
Un inventaire physique, c’est compter ce qui est réellement là et le rapprocher de ce que disent vos fiches. L’écart entre les deux est le chiffre le plus utile de l’exercice.
Tout système dérive. Un renversement, un échantillon non saisi, une fabrication qui a pris un peu plus que la feuille ne disait, une livraison comptée 20 kg qui en faisait 19,4. Rien de malhonnête là-dedans, et tout cela s’accumule. Un comptage, c’est la façon de dire la vérité au registre.
Ce que l’écart vous apprend
Section intitulée « Ce que l’écart vous apprend »Un écart est une information sur un procédé, pas une faute de saisie:
- Un manque régulier sur un ingrédient signifie d’habitude que la recette le sous-déclare, ou qu’on en verse trop à la pesée.
- Un excédent vient souvent d’un rendement meilleur que celui enregistré, ou d’une perte saisie deux fois.
- Un gros écart isolé mérite d’être compris avant de devenir une habitude.
Rapprocher en silence, en écrasant le chiffre, jette tout cela. Le comptage doit laisser une trace de ce qui a changé et de combien.
Compter dans un atelier qui tourne
Section intitulée « Compter dans un atelier qui tourne »Deux habitudes rendent un comptage possible sans tout arrêter:
- Compter par emplacement, pas par liste. Celui qui est debout dans la réserve sèche compte la réserve sèche.
- Geler les mouvements pendant le comptage, ou compter zone par zone pour que rien ne bouge derrière vous.
Le stock fabriqué se compte autrement que les ingrédients: il existe en lots, avec leurs codes et leurs dates, et un comptage doit donc dire quel lot autant que combien.
Dans BatchDash
Section intitulée « Dans BatchDash »Un inventaire ouvre une session de comptage, porte les quantités comptées, et inscrit la différence au registre sous forme de mouvements d’ajustement plutôt qu’en écrasant un niveau. Chaque chiffre reste rattaché au comptage qui l’a produit, et la valorisation de l’ajustement se fait au coût moyen pondéré, pour que le côté argent suive.
Si vous tenez plusieurs emplacements, chacun se compte de son côté sans figer le reste de l’activité.
Le rapport de valorisation du stock est le chiffre qu’un comptage défend le plus souvent, et la page stock en est la version commerciale.